Ballade en Ontario: Toronto et Niagara Falls

TORONTO

Le week-end de l’action grâce fut consacré cette année à une petite visite-éclair au Canada. On a pris la 30, la 20, puis la 401, direction Toronto. À l’allée, aucun problème, le trajet s’est fait rondement, contrairement au retour, où ça a fait plus mal: un gros 10hrs de route qui sont venues à bout de notre patience. Un bel exemple de situation où un iPad rempli de films est un gage de succès.

Disons le d’emblée, les fameux « On Route » sur la 401 sont une invention frôlant la perfection (si ce n’était pas des Tim Hortons obligatoires et des interminables files qui les accompagnent). Franchement utiles, assez propres, situés à des intervalles drôlement biens enlignés avec les vessies, ces haltes-routières font cruellement défaut au Québec. Vive les On Route!

Nous avons installé notre suite au Grand Hotel Toronto, qui fut somme toute un choix judicieux, par son bon rapport qualité-prix, son emplacement en périphérie du quartier financier (quoique dans un pâté de maison peut-être pas super joli), et surtout ses « à-cotés », nommément la piscine, la vue du centre-ville à partir du toit et surtout, surtout, le déjeuner continental très complet et particulièrement sur la coche; certainement un fait saillant du séjour de Adèle et Gilbert.

Le Grand Hotel Toronto, avec sa piscine et la vue sur le centre-ville

Pour nos activités diurnes, nous sommes définitivement restés dans les sentiers battus. Voici un petit résumé:

  • St. Lawrence Market
  • L’aquarium Ripley’s
  • La Tour du CN
  • Distillery Historic District
  • Le musée de chaussures Bata

La raison de notre visite à Toronto était en premier lieu d’assouvir le désir d’Adèle de pouvoir aller au 360, le resto rotatif de la Tour du CN. Très bonne idée, surtout que l’admission à la remontée (quand même 36$…) est comprise lors d’un repas. Nous n’avons pas été déçu par le restaurant qui offre des produits exclusivement canadiens. Bien qu’un peu overpriced (il fallait s’y en attendre!), la qualité du repas, service rapide et efficace et surtout la vue imprenable sur les environs, en font un incontournable.

Nous ne sommes pas très friands des musées mais avons apprécié le Bata Shoe Museum, qui consacre ses expositions à l’histoire des souliers. Le musée est assez traditionnel dans sa façon d’exposer (pas d’interactivité ni de vidéos) mais le sujet en tant que tel reste interessant. Aussi, les enfants ont droit à un beau porte-clé en forme de Converse et peuvent être divertis par une petite activité « cherche et trouve », ce qui rend la visite plus intéressante. Le musée est bien situé, mais quand même aux confins du centre-ville. À moins d’aimer marcher assez longtemps, privilégiez un autre moyen de transport!

Une autre activité intérieure qui nous a plu est l’aquarium Ripley, ouvert en 2013 et situé à un jet de pierre de la tour du CN. Bondé de monde, même un dimanche en toute fin d’après-midi (optez pour une réservation en ligne: facile et très utile pour éviter l’attente à l’entrée), il se distingue par ses nombreux tunnels qui rendent l’expérience d’avantage immersive. Un incontournable pour les enfants, et ouvert jusqu’à 23 heures.

Si vous avez un peu de temps, une ballade au Distillery District vaut certainement le coup, si la météo est de votre côté et si il ne s’agit pas d’une journée fériée! Aussi, pas très loin, le St-Lawrence Market est intéressant pour les amateurs de bon mangé.

Nous n’avons pas eu le temps de visiter d’autres attractions ou quartier, qui méritent apparemment le détour: Le Royal Museum of Ontario, les îles de Toronto et le Kensington Market.

OKpy7C%ZQ0CbGtcTkXU7AwLe St-Lawrence Market

D882A7A6-9B6D-4C1A-81AA-169AAD9132ECQuelques spécimens de l’aquarium Ripley

51EBD49A-EAE1-4EAA-A2C3-C384302598C2Le Distillery District, avec ses nombreuses boutiques et galeries d’art

fullsizeoutput_3d0bLa Tour du CN

4+qpCgUSRWm9gfQturTveQAu restaurant 360

5E10C3BD-A703-4DD5-B425-D5AED91AA422.jpgQuelques exemples de souliers que l’on trouve au Bata Shoe Museum

NIAGARA FALLS

Tant qu’à se déplacer à Toronto, autant prolonger le séjour et se rendre à Niagara Falls, qui n’est qu’à 1h30 de route du centre-ville, en traversant les monstrueuses autoroutes du sud de l’Ontario et son décor industriel. Bien qu’étant en octobre avec un ciel assez grisâtre, la visite en vaut le coup, à condition d’avoir un bon imperméable et pourquoi pas, des bottes de pluie.

Nous nous sommes stationnés au Skylon, la tour ressemblant pas mal à la Tour du CN; il ne s’agissait certainement pas du stationnement le moins cher; ça vaut la peine de chercher autre chose.

Il n’y a pas grand chose à dire sur les chutes du Niagara… les photos que vous avez vus maintes fois rendent justice à ces cascades, qui sont par ailleurs magnifiques. Nous avons quitté l’endroit après une heure passé sur le site, mais un séjour  à Niagara peut sans doute être prolongé en période estivale par un détour à Marineland ou la visite des vignobles de la vallée.

cQzJWPe+TdKkbEBIBgaClgAux abord des chutes du Horseshoe, la partie la plus large des cascades

48 heures à Athènes

Bon, disons le d’emblée, Athènes (comme bien des grandes villes) ne ravira pas nécessairement le coeur de votre enfant, surtout que les principaux attraits de celle-ci sont axés sur l’histoire et l’archéologie. Ceci dit, nous avons quand même eu du bon temps, en respectant un rythme très relax et en se payant plusieurs arrêts pour s’abreuver et bien manger!

Nous avons suivi, sur deux jours, les judicieux et très pertinents itinéraires de @lonelyplanet. D’une durée d’environ trois heures chacun, ils nous ont permis de se concentrer sur l’essentiel de cette impressionnante ville (vous savez, le Temple de Zeus, l’Acropole, l’Agora, le Parlement et le quartier Plaka…), tout en n’étant pas trop brusqués par le temps.

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pyfChNw2TJ2R9gtL%ZGRRwL’incontournable et omniprésent Acropole. Magnifique!

fullsizeoutput_395fVue de l’Acropole

7VJQ7QJNRdOVFm2HF5wvYgMonastiraki Square, qui donne notamment sur la marché au puces, paradis de ceux qui voudraient acheter à peu près n’importe quoi.

fullsizeoutput_3958Plateia Syntagmatos, où siège le Parlement Grec et où on peut assister à la relève de la garde à chaque heure.

Nous avons aussi décidé d’embarquer dans les fameux autobus hop-on hop-off. Pas trop notre truc habituellement, ça aura eu au moins le mérite de nous reposer les jambes, de se faire venter un peu et d’aller virer dans le Pirée, endroit où nous aurions certainement passé plus de temps si nous en avions eu la chance.

1A2F5036-8FFF-41B0-A59A-1D3B4088F6F0Quelques paysages du Pirée (Pireus), en périphérie de la ville

Là où Athènes nous a particulièrement conquis, c’est avec la qualité de son bon mangé. Évidemment, nous avons eu droit à un infime échantillon de son offre gastronomique, mais nous sommes vraiment bien tombés! Pour un lunch ou une fringale de fin de soirée, le resto (mmm.. cantine?) O Elvis dans le quartier Keramikos (à deux pas de notre logement!) s’est révélé être un excellent choix; vous n’aurez jamais mangé de si bons souvlakis! Toujours dans le même quartier (que nous avons vraiment aimé), I Sam Ta Exei Me Lathos Agori (Sam n’a pas le bon copain) a été une heureuse découverte, pour son ambiance décontracté et la qualité des repas. Si vous en avez la chance, faites l’expérience du Restaurant Hytra, situé au Centre culturel Onassis: étoilé Michelin, ce resto offre de sa belle terrasse une vue imprenable sur Athènes et avouons-le, est carrément sur la coche culinaire. Ceci dit, convient davantage aux couples qu’aux petites familles (Adèle était la seule enfant dans le resto); néanmoins, le service était excellent.

Pour conclure, notons que nous avons bien apprécié l’Appartement de Easybnb, qui nous offrait entre autre une superbe vue le soir sur l’Acropole illuminé. Le quartier résidentiel de Keramikos, très bien situé par ailleurs, offre plusieurs options de restaurants et de bars, avec beaucoup d’ambiance!

KRfVCz3oSxuI2UqVkCTolQUn coin de rue dans le quartier Keramikos. Athènes est ensevelie de graffitis, mais ça contribue aussi son charme!

36E4FF6C-0915-4279-8F1C-135C6D34A1B1Nous avons mangé avec bonheur à Athènes!

Dernières notes de l’Albanie

Bon, après avoir parcourus environ 1400 kilomètres, notre périple en Albanie s’arrête ici! Nous sommes loin d’avoir tout visité de ce beau pays, mais nous en avons vu assez ces trois dernières semaines pour être charmés par cet endroit encore relativement calme et définitivement chaleureux!

Voici quelques observations de fin de parcours, qui n’ont pu se glisser dans nos articles:

Les voitures et le réseau routier

La catastrophe appréhendée ne s’est pas produite, surtout dans le sud, où l’on a même pu compter sur de belles autoroutes neuves. Plusieurs blogues et articles dépeignaient la conduite en Albanie comme étant cauchemardesque, due à l’attitude des chauffeurs et de la condition effroyable des routes. Il faut dire que sous le régime communiste, jusqu’au début des années ´90, la population devait utiliser le train, les autobus, la bicyclette ou le chariot à bœufs. Seuls les dirigeants et dignitaires du pays sont autorisés à posséder des automobiles. Ainsi, très peu de voitures étaient en circulation, sur un réseau sous-développé. Nous assistons depuis à une explosion du nombre de voitures; notons aussi que les cours de conduite ne sont obligatoires que depuis quelques années seulement et que les accidents de la route constituent toujours la première cause de mortalité. Disons que la conduite des albanais est plutôt « intuitive » et décontractée!

Seules recommandations: être patient (bcp de camions qui ne roulent pas vites, ce qui allonge la durée prevue!), garder ses distances et éviter dans la mesure du possible de conduire dans le centre de Tirana, le seul endroit selon nous où nous pourrions qualifier la conduite de chaotique (l’infâme et interminable route de Durrës!)

Les albanais raffolent des Mercedes

Notre petite Opel Corsa qui nous a accompagné lors du voyage. Sa transmission automatique a été fort appréciée dans les très nombreuses côtes

L’argent et le coût de la vie

Ne comptez définitivement pas sur la carte de crédit, tout se paye comptant (y compris hôtels et restaurants), sauf dans la plupart des stations services et rares supermarchés. À part dans les grands centres, les guichets automatiques peuvent également être difficile à débusquer.

Tel qu’attendu, le coût de la vie est peu élevé et on peut prévoir un voyage qui ne coûte pas les yeux de la tête. La plupart de nos nuitées, très confortables, coûtaient environ 50 euros. Les repas sont abordables pour la quantité et la qualité; un diner pour trois peut représenter environ 10 euros, et un souper, 20 euros, boissons comprises! Laisser des pourboires n’est pas pratique courante.

La mode

Messieurs, si vous désirez être à la fine pointe de la mode albanaise, adoptez la petite sacoche masculine en cuirette.

La religion

L’islam est la religion majoritaire en Albanie. Il faut cependant mentionner que beaucoup d’Albanais, quelle que soit leur religion (on retrouve aussi beaucoup de catholiques et chrétiens orthodoxes), ne pratiquent plus depuis l’interdiction des religions de 1967. En effet, l’Albanie est devenu le premier (et le seul?) pays athée, jusqu’en 1990. Malgré la forte présence de mosquées, les appels à la prière des muezzins sont à peine audibles, sinon absents.

Contrairement à certains de ses voisins des balkans, les albanais sont avant tout nationalistes et ne se définissent pas par leur confession.

fullsizeoutput_39ceL’église orthodoxe orientale qui côtoie la mosquée Lead, à Bérat

Les ours en peluche

Nous nous sommes demandés longtemps ce que pouvait bien signifier le nombre significatif d’ours en peluche accrochés aux toits ou facades des maison. Signe d’un engouement renouvelé pour le surnaturel, ces superstitions sont censés protéger les albanais des malheurs et des mauvais esprits!

Les plages de l’Albanie

L’Albanie a une cote longue de plusieurs centaines de kilomètres, donnant soit sur la mer Adriatique (les plus longues plages!) ou sur la mer Ionienne (les plus belles plages!) à partir de Vlorë, plus au sud.

Mer Adriatique

Nous n’avons visité qu’une seule plage donnant sur la mer Adriatique, soit celle de Golem, a quelques kilomètres au sud de Dürres.

Un avantage indéniable est que cette partie de la cote est facilement accessible à partir de Tirana, pour une escale d’une journée. Toutefois, il y’a un manque certain de charme. Par ailleurs, la plage en tant que telle et l’eau sont correctes, sans plus, pouvant se rapprocher des stations balnéaires nord-américaines. Nous nous sommes stationnés gratuitement près de l’Hotel Pambala et pour une modique somme de 500Lek (transats et parasols), nous y avons passé une agréable journée.

Adèle à la plage de Golem

Mer Ionienne/Riviera Albanaise

Le contraste entre les deux cotes est saisissant. Avec leur sol de roches ou de galets blancs (souliers de plages bien appréciés!), les plages de la Riviera n’en sont pas moins de toute beauté, avec leurs eaux d’un turquoise éclatant.

En arrivant par le col de Llogara, on peut apprécier la magnificence de cette cote.

oFFy7jn3T%6rFJO5BmHNvwArrivée par le col de Llogara

Lors de notre escapade à la Riviera, nous avons choisis de nous installer à Dhërmi, située peu après le col de Llogara, et qui est près de plusieurs belles plages. À défaut d’avoir pu aller au Vila Druri Dhërmi (bénéficiant de bons commentaires mais complet plusieurs mois à l’avance), nous avons opté pour le Guesthouse Four Seasons. L’endroit est sans charme mais très propre, bien situé et offre des petits déjeuners pas trop chers.

Bon, d’entrée de jeu, mentionnons que le mythe de la belle petite plage albanaise vierge semble être bel et bien terminé. En effet, chaque petite parcelle est maintenant conquise par les touristes, du moins au mois de juillet lorsque nous y sommes allés. Ceci rend l’expérience moins agréable mais n’enlève toutefois rien à la beauté des lieux.

Sans ordre particulier, voici nos deux préférées:

Drymades (Dhërmi)

Nous étions installés a l’extrémité sud de la plage, face à l’hôtel Ostro (en construction au moment de notre passage; nous avons pu bénéficier de la piscine, sans trop savoir nous avions le droit ). Tranquille, avec de belles vagues et une eau limpide. La favorite de Adèle. A noter que le reste de la plage des Drymades est moins charmant et très peuplé).

Gjipe (entre Dhërmi et Himare)

Il s’agit de LA plage que l’on voit sur pratiquement toutes les publicités de l’Albanie. Effectivement magnifique, c’est celle que nous avons préféré. Toutefois, ici encore, on retrouve des chaises longues et bar-restaurants, ce que les photos véhiculées partout ne permettent pas d’appréhender: aussi, apportez votre lunch, les prix frisent l’arnaque!) Nous avons tout de même trouvé l’achalandage raisonnable, possiblement lié au fait qu’on doit s’y rendre en partie à pied (20 min de marche à l’allée et 40 au retour!). Suivre l’indication vers le monastère St-Thimoté qui se trouve à environ 15 minutes de Dhërmi.

Voici d’autres bons plans:

Gjiri Akuariumit

Petite « crique magique » un peu trop étroite pour le nombre de personnes désirant en profiter. Environnement de toute beauté! Tourner à droite sur le pont en béton juste avant l’arrivée à la plage de Livadhi (Hamare) puis tourner à gauche sur le chemin de roches. Sans 4×4, vous devrez faire le reste à pied: un bon 15 minutes.

Monastery Beach (entre Ksamil et Sarandë)

Nous étions très emballés à l’idée d’aller à la plage à Ksamil, tout au sud du pays, en face de l’île de Corfu et qui semblait tout simplement paradisiaque. Elle l’était en effet, mais les gens y étaient carrément tassés comme des sardines. Cette trop grande promiscuité physique nous a fait immédiatement rebrousser chemin et nous avons jeté notre dévolu sur Monastery Beach, un peu plus au nord vers Sarandë. Relativement rocailleuse, elle constitue néanmoins une très belle alternative, avec une belle eau claire, de la restauration et plusieurs transats.

Ksamil, c’est très beau…

… mais c’est aussi très peuplé.

Monastery Beach

Plage de Livadhi

Nous n’y sommes pas allés, sauf pour aller luncher dans un snack au nord de la plage (et où le 3/4 du menu n’était pas dispo!). La plage était grande et peu fréquentée et semblait être très agréable.

Plage de Livadhi (Hamare)

Gjirokastër et l’oeil bleu

Nous avons quitté Dhermi le matin, empruntant la route côtière parsemée de petits villages et de percées visuelles saisissantes sur la mer. Cette route est très bien asphaltée et malgré de multiples lacets, circule facilement.

Entre Sanrandë et Giroskastra se trouve l’attrait du Blue Eye (Syri I Kalter), curiosité naturelle autrefois réservée uniquement à l’élite albanaise. Cette source profonde d’au moins 50m dans la rivière donne à l’eau une teinte d’un bleu variant du turquoise au bleu profond. A voir si c’est sur votre trajet, mais honnêtement ne mériterait pas un long détour.

Syri I Kalter

Gjirokastër (Gjirokastra), ville qui a priori ne paie pas de mine, s’avère posséder un petit centre historique plein de charme, listé UNESCO. Son château est sans doute le plus intéressant et mieux préservé que nous ayons visité en Albanie. Nous avons également profité de notre passage pour visiter la maison Skëndulaj. Nous avons grandement apprécié la visite guidée, nous permettant de mieux saisir la valeur patrimoniale et culturelle de ce lieu représentant la bourgeoisie albanaise ancestrale. Finalement, les petites rues commerciales du quartier historique sont plaisantes à serpenter.

La Tour de l’horloge du vieux chateau de Girokastra.

Rue Ismail Kadare, dans la vielle ville

La chambre des femmes, dans la Maison Skëndulaj

Nous recommandons définitivement l’Hotel Gjirokastra, où nous avons également soupé: propre, tranquille, beau, bon et bien aménagé!

L’hôtel Gjirokastra

Vue du quartier Dunavat

 

Zone enfants

« À Gjirokastra, j’ai enfin pu m’acheter des petits souvenirs car il y’a plein de boutiques! »

Berat et la rivière Osumi

Berat est sans contredit l’une des villes les plus attrayantes de l’Albanie, surtout grâce à son architecture et son urbanisme très particulier, fait de maisons blanches s’accrochant aux collines et qui en fait l’une des deux villes classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Située au centre du pays, et bénéficiant d’un réseau routier en bon état, ça vaut la peine d’y passer quelques heures, afin de visiter le château, les vieux quartiers de Mangalemi et Gorica ainsi que le boulevard Republika, belle artère piétonne, récemment aménagée.

Vue de la petite allée adjacente à l’hôtel Mangalemi

Vue du quartier Mangalemi, avec ses maisons blanches en pente.

Le Boulevard Republika

Vue du quartier Gorica et de la rivière Osumi, prise du Château

Nous avons séjourné deux nuits à l’hôtel Mangalemi, suite à plusieurs bons commentaires, qui se sont avérés tout-à-fait vrais. L’accueil hospitalier (du bon vin blanc), la propreté, le personnel très attentionné, les lits confortables, la terrasse-restaurant, le déjeuner varié… bref, chaudement recommandé!

Pour notre deuxième journée dans la région, nous avions envie de vivre un peu d’émotions fortes. Emballés par notre expérience antérieure de rafting en Slovénie, nous avons déniché une excursion dans le canyon de Osum. Habituellement disponible jusqu’en juin, nous avons eu de la chance, suite aux pluies abondantes de cette saison. Offert par l’hôtel Castle Park et Outdoor Albania. Il faut prévoir au moins deux heures pour se rendre au canyon, et trois heures de descente. Les rapides à ce temps de l’année étaient assez tranquilles, parfait pour un enfant. Le canyon était de toute beauté, avec ses parois de roches blanches, ses petites cavernes et ses chutes. C’est pas donné mais ça vaut le prix!

Koman – Valbona – Theth

Nous avons pris cette excursion de 3 jours offerte par le Lake Shkodra Resort; nous avions d’abord pensé y aller avec la petite Opel, mais après avoir vu l’état des routes… non.

Levé à 5h00 du matin en direction de Koman. Route très cahoteuse par section. Organisation anarchique au quai du bateau Dragobia. Le trajet dure environ 2 heures trente et les vues depuis le rafiot sont magnifiques et n’ont rien à envier aux fjords de Norvège. Nous sommes tout de même obligés de mentionner qu’il y’a plusieurs passages désolants causés par des détritus flottants.

A l’arrivé à Fierze, un type improbable nous a amené au Kol Gjoni Guesthouse de Valbona. Nous avons tous trois aimé cet endroit, bien situé, propre et offrant du bon mangé, en abondance (vraiment, qui peut manger tout ça en un repas). Mention spéciale aux petites crêpes frites servies au déjeuner et au frigidaire rempli de bières.

Kol Gjoni Guesthouse

Le lendemain matin, départ pour la grande randonnée reliant Valbona et Theth. A la lecture des différents blogues, la durée de ce trek semblait d’une durée très variable, allant de quatre à neuf heures: nous étions donc prêts à toute éventualité. Voyant que nous étions accompagnés d’une enfant, on nous a proposé de nous amener en voiture au tout début de la piste, nous épargnant ainsi une bonne heure de marche dans le gravier. Un autre type improbable nous accompagnait à titre de guide; Kola (a.k.a Papa Kapout), un montagnard passé la soixantaine, s’est avéré être un marcheur redoutable. Il a par ailleurs été bienveillant et généreux avec Adèle (même si cette dernière n’était pas super à l’aise, les doigts amputés et la dentition rare n’aidant pas!)

La première moitié de la journée a été dévolue à l’ascension du Col de Valbona, à 1825 mètres; les paysages sont littéralement époustouflants (« momenta photo! »). Nous avons été moins chanceux en après-midi, dans la descente vers la vallée de Theth, lorsque la pluie nous a trempé jusqu’aux os, pendant une bonne heure; désirant apporter le minimum de bagages, nous n’avions aucun manteau… durée totale du périple: 6 heures!! C’est tout-à-fait faisable avec un enfant en forme et ayant déjà un expérience minimale des randonnées. Des petits cafés en cours de route (Simoni Kafé et Krojnat) apparaissent à des endroits particulièrement adéquats et permettent de belles pauses.

La vallée de Theth, que nous avons exploré un peu plus le lendemain matin, s’est révélée être de toute beauté, beaucoup plus que celle de Valbona, si un choix doit être fait. Le guesthouse Bujtina Berishta était correct, sans plus, la barrière linguistique n’aidant pas. A ce titre, la population dans ce coin de pays parle peu ou pas du l’anglais.

C’est en retournant vers Shkodër, en serpentant la montagne dans d’étroits chemins cahoteux , que nous avons réalisé a quel point nous sortions d’une région excessivement isolée; à moins d’avoir un gros 4×4 et d’être habile avec la marche arrière dans les virages en pente, n’y allez pas par vos propres moyens! Kujdes!!

Cette excursion dans les alpes albanaise demeure un incontournable!

 

Zone enfants

« C’était vraiment plus facile que je pensais; je n’ai même pas eu besoin de manger mes barres d’énergie préférées! C’était vraiment cool aussi les petits cafés! »

Shkodër

L’ancienne capitale de l’Albanie, à deux heures 30 au nord de Tirana (autre apprentissage: le temps du trajet est toujours sous-estimé), n’est pas sans intérêt; mentionnons le château, le centre-ville piétonnier ainsi que le vieux pont Ottoman à Mesi (15 mins du centre-ville). Ses véritables attraits sont toutefois son lac et sa position géographique très avantageuse, à l’entrée des Alpes albanaises.

Le château de Shkoder

Le centre-ville de Shkoder

Le pont Ottoman de Mesi

Lors de nos trois nuits dans la région, nous avons dormi au Lake Shkodra Resort, un camping (très luxueux, dixit Adèle), qui offre une vue époustouflante sur le lac et les montagnes environnantes et qui offre des nuitées dans des « tree house » et des yourtes (glamping) et des activités comme le pédalo…

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Zone enfants

« Le camping est vraiment le fun. Il y’a un grand terrain de gazon qui permet d’aller faire des trucs de gymnastiques pendant que mes parents attendent le repas au restaurant. Aussi j’ai vraiment aimé me baigner dans le lac, parce que ce n’était pas trop creux et que l’eau était plus chaude que je pensais. Aussi, il y’a plein d’enfants et j’en ai rencontré une qui vient de la Pologne en faisant de la gymnastique ».

Tirana, 2ième partie

Tirana et sa région ont plus d’atouts que nous le pensions initialement; nous avons donc décidé de modifier l’horaire et de rester un peu plus longtemps.

La Place Skënderbeg, vue de la Tour de l’Horloge.

Mont Dajti

Le Mont Dajti est une escale à ne pas manquer. À 25 km de Tirana, il est assez facile à trouver. A défaut d’y aller en voiture (c’est impensable), le « teleferiku » se rend en 15 minutes assez haut en montagne. Il y’a quelques restos rendus en haut (recommandation: Ballkon i Dajtit, pour la vue!) ainsi que des modules de jeux, certainement le point fort de la journée de Adèle. Par la suite, la montée est bien agréable, mais pas facile de s’y retrouver, et particulièrement escarpé!

Vue de Tirana, en débarquant du « Telefereku ».

Randonnée en montagne.

Pëllumbasi – Rivière Erzeni

Cette baignade dans la rivière est clairement un coup de cœur pour nous. Par contre, assez difficile de trouver cet endroit reclus. Le village de Pellumbasi n’est pas clairement indiqué. Il faut prendre la gauche à la flèche verte indiquant « Theatre kame Ibe » sur la route de Elbasan. Rendu au village, 4 km plus loin au bout de la route asphaltée, débute la randonné vers la cave. Nous avons plutôt opté pour poursuivre dans le village, vers la rivière située en contrebas. On nous avait mentionné au village que le trajet prenait 15 min, alors 45 min plus tard, force était de nous avouer perdus. Conclusion, l’aide d’un local fut nécessaire! Autant mieux prendre un guide dès le village! Ces efforts ont été bien récompensés: superbes vues, et eau fraîche et limpide!

La piste est difficile à suivre…

 

Zone Enfants

Adèle au Mont Dajti; « Si tu n’est pas habitué à l’escalade, ça va être difficile. Par contre, les modules de jeux sont super!! »

Adèle à la rivière: « C’est le pire cauchemar de ma vie!! » (Note aux parents: une fois la rivière découverte, c’était le plus beau jour de sa vie. Par contre, emmenez bcp d’eau!)

Enver Hoxha & les bunkers

Enver Hoxha a laissé une empreinte indélébile sur le pays. Fondateur du Parti Communiste Albanais en 1941, secrétaire du Parti et ensuite Premier Ministre du pays, qu’il dirigea d’une main de fer, l’entraînant de plus en plus loin dans la pauvreté et l’isolation internationale jusqu’à sa mort au milieu des années ’80.

La maison du despote.

Les anciennes idoles (mini Enver, entre Staline et Lénine sans bras), dans le fond d’une cour.

Enver a instauré un programme d’auto-protection dans les années ´70, visant notamment à couvrir le pays de bunkers pour la population, en cas d’attaque ennemie… Plus de 150 000 bunkers défigurent ainsi le paysage albanais. Ils ne furent jamais utilisés et syphonèrent l’economie du pays.

Certains sont aujourd’hui utilisés à différentes causes, comme cafés, logements, cave à vins, ou musées, comme l’excellent Bunk’Art 1 en périphérie de Tirana, où l’on peut découvrir le bunker officiel du gouvernement pendant la période communiste. Peut être pas conseillé pour les enfants un peu peureux…

Le Bunk’Art 2, au centre-ville de Tirara

À l’intérieur du Bunk’Art 1

Quelques exemples…